Les avions lui obéissent

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© Alliance Presse

Aiguilleur du ciel un métier qui peut faire rêver ceux qui sont tête en l'air... Mais c'est aussi de grandes responsabilités à gérer au quotidien! Bertrand nous partage un bout de ce qu'il vit dans son travail.

En quoi consiste ton métier?
J’assure la séparation entre les avions qui circulent sur la piste et aux abords de celle-ci, ainsi qu’entre ceux qui évoluent dans le ciel. Dans le ciel, c'est un travail en trois dimensions. Concrètement, on donne des autorisations aux pilotes: on donne des routes, des caps, des autorisations pour monter, descendre et tourner, etc. Pour croiser les avions dans le ciel, on utilise soit des séparations verticales de 1000 pieds (environ 300 mètres), soit des séparations horizontales de 5000 nautiques (environ 9 kilomètres). Horizontalement, à échelle humaine cela peut sembler énorme, mais il ne faut pas oublier qu'en croisière la plupart des avions volent entre 750 et 900 km/heure, ce qui représente entre 12,5 et 15 kilomètres par minute!
A l’aéroport de Genève, on peut être formé pour travailler dans la tour de contrôle ou dans un bâtiment situé un peu plus loin. Dans la tour de contrôle, le travail se fait en grande partie à vue, alors que dans l'autre bâtiment le travail se fait depuis les écrans radars.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce travail?
Il faut être rigoureux, avoir une certaine résistance au stress, aimer les horaires irréguliers et le travail en équipe. Il faut aussi et surtout avoir la capacité de prendre des décisions très rapidement. Un aiguilleur du ciel doit aimer les défis!

Tu endosses des responsabilités qui peuvent avoir de lourdes conséquences en cas d'erreur. Est-ce difficile à gérer au quotidien?
Pour moi, ce n'est pas un problème. Mais chacun doit se sentir à l’aise, sinon ce sera difficile pour lui. Lorsque je travaille, je suis conscient de mes grandes responsabilités, mais je ne passe pas mon temps à réfléchir aux conséquences, je concentre mon énergie à exercer au mieux ma profession. C'est un peu comme lorsque tu conduis sur la route: tu sais qu'en cas d'erreur, il peut y avoir un accident; mais tu ne te focalises pas là-dessus, tu conduis en étant prudent, c'est tout!

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui envisagerait de faire ce métier?
C'est un job génial, alors n'hésite pas! Prends une journée ou deux pour venir «en visite» à l’aéroport. Tu verras ce que ce métier implique concrètement, tu pourras admirer la vue depuis la tour de contrôle, voir la grande salle avec les écrans radars, faire connaissance avec les aiguilleurs du ciel. C'est un super métier, tant pour les hommes que pour les femmes. Peut-être que ce sera le tien?

Par Christophe Gentizon

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