Il participe à The Voice!

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© Alliance Presse

Le Martiniquais Wesley Semé participe à la troisième saison de The Voice. Il va essayer d’aller le plus loin possible, avec Florent Pagny comme coach. Il a déjà gagné la première Battle. Il explique pourquoi il est entré dans le monde du showbiz.

Comment vous êtes-vous mis à la musique?
Je me souviens que, alors que j’avais trois ans, ma mère m’a tendu une flûte à bec. J’étais capable de jouer tout ce que j’entendais. Ayant grandi dans une famille chrétienne, il y avait beaucoup de louange qui passait. Chanteur, je suis aussi multi-instrumentiste, puisque je pratique la batterie, la basse, le piano et la guitare. C’est certainement un don de Dieu.
Comme vous, de plus en plus de chrétiens tentent de passer un casting d'émission télé. Que pensez-vous de ce phénomène?
Je les encourage dans cette voie. J’ai été presque traumatisé par certains chrétiens qui avaient tendance à voir le talent presque comme une honte, à affirmer que la musique ne sert qu’à la louange et qu’il n’y a pas de place pour l’innovation et la composition. Or, je pense plutôt que la musique éleve l’âme et nous donne un pouvoir exceptionnel sur ceux qui nous entendent. Dans le showbiz, on tombe parfois dans l’autre extrême: les artistes sont les rois du monde…

L’idéal serait donc de trouver l’équilibre?
Il faut se rappeler que tout ce que nous faisons est pour Dieu et qu’il nous a donné ce talent. Mais il est intéressant, humainement, de confronter notre talent à celui des autres, comme une personne douée en maths participerait à des concours de maths. Toujours en gardant cette base spirituelle qui nous protège.

Vous avez l'occasion de côtoyer des artistes français comme Victor Lazlo, Christophe Maé ou encore Christophe Willem. Pouvez-vous leur parler de votre foi chrétienne?
J’ai été étonné de voir que de nombreux croyants étaient dans le showbiz. Certes, ils ne vivent pas leur foi chrétienne comme nous, mais ce sont des gens qui prient avant de monter sur scène. Il est facile de parler de Jésus avec eux. Je n’ai jamais été amené à devoir convaincre de l’existence de Dieu ou de la venue de Jésus.

Le fait que vous chantiez du gospel est-il un plus pour parler de votre foi?
Quand on me dit «Alors, vous venez du gospel?», j’en profite pour rajouter plusieurs couches... Ca ne les saoûle pas, nous pourrions en parler des jours entiers. Ils savent qu’il y a une dimension de plus dans le gospel: la foi. Beaucoup reconnaissent que ma voix peut les toucher, leur parler.

Comment voyez vous la suite de votre carrière?
Ma vie est une succession de surprises. Très jeune j’ai appris à arrêté de prévoir quoi que ce soit. Je suis pressé de me réveiller le matin pour voir ce qui va m’arriver de nouveau. Je me remets totalement à Dieu pour la suite et je sais que de grandes choses m’attendent.

Sandrine Roulet

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