Les 5 leçons de Hunger Games

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Les dessous de Hunger Games

L’histoire de la série Hunger Games est simple: un Etat tyrannique organise des jeux au cours desquels des jeunes gens doivent s’entretuer pour assouvir les désirs de sensations fortes des autres. Mais des adolescents vont lancer le signal de la révolte. Hunger Games est une adaptation à l’écran des ouvrages de Suzanne Collins, qui se sont fort bien vendus. Les films ont rencontré un succès majeur aux Etats-Unis et en Europe, en particulier auprès du jeune public. Les forums, blogs et pages Facebook se sont multipliés.

Jennifer Lawrence, un modèle
Hunger Games a aussi contribué à faire de Jennifer Lawrence l’une des actrices les plus en vue d’Hollywood. Elle en est consciente: «Je sais que je suis un modèle pour pas mal d’ados. C’est un truc dont il faut tenir compte, qu’on ne peut pas prendre à la légère. Quand je signe pour un film déconseillé aux moins de 13 ans, je réfléchis forcément à l’image que je vais renvoyer aux plus jeunes.»
On a reproché au film d’être trop violent. En effet, certaines images peuvent être choquantes et on déconseille à une âme trop sensible de le voir. Mais le but de Suzanne Collins et du réalisateur est plutôt de dénoncer la violence, pas de la valoriser. Ce n’est donc pas de la violence gratuite.

Le troisième film de la série Hunger Games débarque sur nos écrans en novembre! Il devrait connaître le même succès incroyable que les deux premiers. Comment l’expliquer? Et quelles leçons pouvons-nous tirer de ces films et des bouquins dont ils sont issus?

Des acteurs jeunes et beaux, des histoires d’amour, un scénario original et un suspense terrible: Hunger Games est une recette qui fonctionne. Mais si ces films et les livres nous fascinent autant, c’est aussi parce qu’ils remuent en nous une tonne de sentiments (l’espoir, la révolte, l’admiration, la compassion, etc.) et parce qu’ils posent de bonnes questions sur l’être humain et sur le monde qui nous entoure.

1. Des gens avides de sensations fortes
«Ces films critiquent notre culture de l’amusement», explique Alissa Wilkinson, responsable de la rubrique Cinéma au Christianity Today. En effet, on y voit des riches imbus d’eux-mêmes trouver leur plaisir aux combats à mort que se livrent des jeunes innocents. Un retour aux combats de gladiateurs de l’Antiquité. Mais le message du réalisateur va au-delà: par la téléréalité, ne sommes-nous pas contaminés par cette soif de sensationnel et de violence, heureux aussi de voir des candidats «mourir» les uns après les autres? Et avons-nous encore un sain dégoût quand nous voyons dans les médias des guerres, des tueries ou de détestables attitudes entre êtres humains?

2. Une lutte contre la tyrannie
Katniss, l’héroïne, devient un symbole de la lutte contre un système corrompu, où les différences entre riches et pauvres sont immenses. On retrouve cette exploitation d’une majorité par une minorité dans plusieurs pays aujourd’hui. La question que pose Hunger Games: est-ce que nous nous laissons faire? Attention, il n’est pas question ici de prendre les armes pour renverser François Hollande ou le Conseil fédéral, puisque nos Etats sont bien plus démocratiques que tyranniques. Mais soyons sensibles à la souffrance des exploités dans le monde: les enfants-soldats, les minorités religieuses persécutées, les victimes de prostitution forcée, les employés sous-payés, etc. Et, quand nous pouvons agir, ne restons pas les bras croisés.

3. Au-delà des apparences
Les habitants de la capitale, Panem, n’ont qu’un but: soigner leur apparence. Les films dénoncent cette volonté de ne vivre que pour être beau, apprécié, riche et comblé de biens. «Leur but est la performance», explique Alissa Wilkinson. Or on voit combien ces gens-là sont idiots de courir après ce but-là, qui les pousse à adopter par exemple une mode vestimentaire totalement ridicule pour plaire aux autres. Katniss, elle, propose une autre voie: «Elle est un exemple de courage et de pureté de cœur», continue Alissa Wilkinson. Elle se fiche du regard des autres et veut juste être une personne authentique, qui vit pour de nobles but.

4. Le besoin de relations
L’union fait la force: ce proverbe se confirme dès le premier épisode. Impossible de survivre sans amis et sans relations de confiance. Là encore, Hunger Games est donc une critique de l’individualisme qui peut régner dans nos sociétés. Vivre pour soi, ça ne marche pas. Nous avons besoin des autres pour réaliser quelque chose dans la vie.

5. L’espoir fait vivre
«La crainte ne marche que quand l’espoir a disparu», explique le «grand méchant» de l’histoire, le président Snow. C’est très vrai: pour trouver un sens à notre vie, nous avons besoin d’espoir. Or, en tant que chrétiens, cela devrait être notre cas: nous savons que Dieu habite en nous, qu’il conduit les circonstances de nos vies et qu’il nous promet la vie éternelle. Savons-nous partager cet espoir aux gens qui nous entourent et qui vivent sans forcément savoir pourquoi? 

Jérémie Cavin

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