Alexia Rabé: The Voice l’a fait mûrir

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© Alliance Presse

Cool pour l’image de soi?

Alexia Rabé reconnaît que l’aventure The Voice l’a beaucoup fait réfléchir sur son image de soi.

«On sait combien de temps une femme passe à soigner son look, à se regarder dans le miroir pour vérifier si sa coupe de cheveux est toujours bien arrangée, à essayer des tas de robes jusqu’à trouver la tenue parfaite et à se comparer (silencieusement) à sa voisine… Mais au-delà de l’image visuelle, c’est l’image intérieure qui est fortement remise en cause dans un tel contexte: l’élimination étant la règle du jeu, on peut vite sombrer dans l’auto-dévalorisation. Et l’ego en prend un sacré coup. Traverser ces moments à The Voice m’a ainsi rappelé que ma valeur en tant qu’artiste et en tant que personne ne dépendait pas de critères d’évaluation tels qu’on les trouve dans ce type de programme. J’ai appris à garder confiance en ma propre personne, celle créée «à l’image de Dieu»: cela a été déterminant pour tirer le meilleur de cette expérience et ne pas laisser la déception de l’élimination anéantir mon estime de moi.»  

Alors que la saison 4 de The Voice bat son plein, Just4U s’est approché d’une participante de la saison 3: Alexia Rabé. Elle vient de sortir l’album Qui est ce Dieu? Et nous offre son regard sur The Voice et les défis liés à une carrière musicale.

Un an après ton aventure à The Voice, quel regard portes-tu sur cette émission?
Quel artiste ne rêve pas de se produire sur une superbe scène, avec une régie technique d’une telle qualité et devant un si large public? En plus de Florent Pagny, j’ai eu des coachs privés qui m’ont poussée vocalement à sortir de mes retranchements. J’ai apprécié aussi la reconnaissance artistique et le respect mutuel qui existent dans les coulisses, sans concurrence ni compétition.

Comment as-tu géré le fait d’avoir été sous le feu des projecteurs?
Cette médiatisation de masse n’a pas été simple à gérer, d’abord parce qu’elle a été très soudaine. Les gens t’envoient des messages, le nombre de Like sur ta page Facebook augmente de manière phénoménale. Il m’est arrivé que les gens me reconnaissent dans le métro. Mais cette célébrité est éphémère: quand on sort de l’émission, on disparaît des yeux du public et de la circulation.

As-tu pu partager ta foi dans les coulisses de The Voice?
Les relations sont le lieu par excellence pour témoigner: dialoguer et découvrir l’histoire de l’autre permet de savoir ce qui serait pertinent de lui dire (ou pas), et ainsi de respecter sa liberté de croire ou non. De même, je crois beaucoup au témoignage non-verbal: aux grandes proclamations de masse, je préfère un geste, un regard, un toucher, une écoute entre deux personnes, qui peuvent parfois suffire à faire transpirer l’amour de Dieu. Dans le contexte de The Voice, reconnaître réciproquement le talent artistique, garder une attitude artistique professionnelle au top: ces «petits» comportements contribuaient déjà grandement au témoignage que je voulais rendre du respect de l’autre.

Quelle place a ta foi en Dieu dans ta vie de tous les jours?
C’est ancré dans ma vie. Je suis née dans l’Eglise et j’ai toujours grandi avec l’idée qu’il y a un Dieu quelque part, qui nous voit, qui nous oriente, qui nous aide à mener notre barque dans la vie. La foi fait donc partie de mon existence, elle m’accompagne partout où je vais.

Que dirais-tu à quelqu’un qui souhaite avoir une carrière d’artiste?
D’un point de vue musical et technique, travaille avec acharnement. C’est comme tout dans la vie: si l’on veut réussir, il faut bosser. Ensuite, sache que cela peut prendre du temps pour que ta sensibilité naturelle se développe au travers de la musique. Sois également confiant et garde l’œil ouvert pour détecter les occasions qui s’ouvrent à toi. Parfois, tu tomberas sur des projets et des personnes inattendus: ne te dis pas que tu dois absolument faire ceci et cela pour devenir la nouvelle Beyoncé. Enfin, sois lucide quant à ce que tu es capable de faire ou non, en gardant une certaine humilité.

Quel message voudrais-tu laisser à tous les lecteurs de Just4U?
L’Eglise a besoin des jeunes, qui sont l’Eglise de demain. Allez-y, foncez! Proposez vos idées et vos projets. Si l’on vous dit non aujourd’hui, ce n’est pas grave: peut-être que l’on vous dira oui dans trois ou six mois. Alors ne lâchez pas l’affaire!

Par Guillaume Saehr
Par Sandrine Roulet

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