Les meilleurs sportifs ne sont pas ceux que l'on pense...

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© Alliance Presse

Le fair-play, tout le monde dit que c’est bien, mais peu parviennent à le vivre. Et toi?

Mordre un joueur en plein match de foot? En voilà une drôle d’idée! Ce geste de Luis Suarez a fait le tour de la planète, lors du dernier Mondial, comme étant l’exemple typique de manque de fair-play. Mais il est facile de pointer du doigt le joueur uruguayen, alors que de nombreux sportifs sont tentés par le manque de fair-play. Y compris au niveau amateur. Bon, d’accord, les footeux sont peut-être les pires, mais ils n’ont pas l’exclusivité du manque de respect.

Jouer avec les limites
Honnêtement, si tu joues au foot et que la balle t’a touché le bras, je parie que tu es tout content que l’arbitre ne le voie pas. Et si tu joues au hockey sur glace et que tu as vu le puck entrer dans le but, puis ressortir, as-tu l’honnêteté de le dire? Et, quel que soit le sport, quand un adversaire t’a gavé pendant tout le match, n’es-tu pas tenté de ne pas lui serrer la main à l’issue de la rencontre? N’es-tu jamais envahi par des pensées de haine, qui te poussent à «prendre en grippe» un adversaire ou à titiller les règles?

Une école de vie
D’un côté, ces réactions sont très humaines. Mais le sport est un excellent moyen, justement, de prouver que nous sommes «différents». Si même des incroyants sont conscient de devoir faire preuve de respect dans le sport, à combien plus forte raison les chrétiens! Nous avons reçu des instructions claires dans la Bible quant au comportement à adopter dans les relations et nous pouvons compter sur l’aide de Dieu pour y arriver! Une petite liste de valeurs chrétiennes à cultiver: l’amour du prochain, la patience et la maîtrise de soi, l’humilité, la vérité, l’honnêteté et la droiture. Et à rejeter: le mensonge, la haine, la manipulation, la colère. Pas facile, surtout si l’on a un esprit de compétition surdéveloppé… Mais le sport est une école de vie, qui permet de mettre en pratique ces principes bibliques. Après avoir joué au foot avec des amis, j’ai dû plusieurs fois m’excuser pour mon comportement un peu… impulsif.

Le fair-play n’exclut pas l’envie de gagner
Et puis tu seras admiré si tu parviens à maîtriser tes nerfs, à sourire à tes adversaires et à faire preuve d’honnêteté, à ne pas considérer les autres comme des moins que rien. Attention, il n’est nullement question de laisser passer l’attaquant sans le tacler, ni de ne pas jouer à fond (le fair-play n’est pas synonyme de mollesse), mais simplement d’être droit. Et j’ajouterais: de se souvenir que le sport est d’abord un jeu (un jeu que l’on veut gagner, mais un jeu quand même!). Plusieurs athlètes ont marqué les esprits par leur fair-play. C’est le cas du coureur espagnol Ivan Fernandez. Lors d’un cross-country, le Kényan Abel Mutai menait la course jusqu’à la dernière seconde; mais il s’est arrêté dix mètres avant la ligne d’arrivée… pensant l’avoir franchie. Ivan Fernandez, plutôt que de lui piquer la première place, a averti Mutai et lui a laissé la victoire. Un geste qui a fait le tour du monde.

Jérémie Cavin

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