Du monde de la mode à l'amour du prochain

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© Alliance Presse

Deux célébrités du monde de la mode racontent comment elles ont vécu leur carrière, puis comment leur foi a changé leur regard sur ce milieu.

Elle se sentait vide

A l’âge de quinze ans, Tracy Trinita (photo) est entrée dans l’industrie de la mode à New York. Elle est alors devenue la première top-modèle indonésienne. L’histoire pourrait s’arrêter là et on pourrait applaudir d’admiration. Pour Tracy, pourtant, cette nouvelle vie n’avait rien d’exceptionnel, rapporte Christian Today. Elle se sentait « vide » dans ce monde du glamour et ne comprenait pas pourquoi ses amis et collègues s’éclataient dans les fêtes et les drogues. Elle s’est alors mise à chercher une alternative, constatant que les chrétiens semblaient plus heureux…
C’est à Paris que les choses ont changé pour de bon. Invitée à l’Eglise par une amie, elle a été bouleversée par le message de l’Evangile et convaincue de l’existence de Dieu et de l’amour de Jésus-Christ. « Je connaissais le faux bonheur, celui sur lequel le monde de la mode se repose, tandis que ce bonheur que je découvrais là était réel. Dieu m’a changée ! »

Autour du monde
Un changement qu’elle a voulu partager à ses collègues. Jusqu’ici, elle avait tendance à considérer les autres top-modèles comme des rivales, des ennemies. Désormais, elle s’est dit qu’elle devait apporter un peu de lumière dans le milieu de la mode. Son témoignage a certes suscité bien des moqueries, mais a aussi interpellé de nombreuses jeunes femmes. L’une d’entre elles a notamment accepté de suivre Tracy à l’Eglise et a compris le message de la foi en Jésus-Christ. Mais Tracy ne s’est pas arrêtée là : elle a décidé de se former en théologie et s’est mise à parcourir le monde, et en particulier l’Asie, pour partager ce qu’elle croit.

Jérémie Cavin


Elle ne vivait que pour son image

Tina Weiss entre dans le monde de la mode très jeune et devient une icône. Côté cœur, elle papillonne d’amants en amours. Elle reste pendant six ans avec le même homme, avant de se rendre compte que son image de séductrice sera renforcée si elle rompt. Dans le monde de la fête et de la mode, on célèbre cette jeune femme qui crée une marque autour de sa personne.

Le château de cartes s’effondre
Mais cette vie est trop belle pour durer. A 32 ans, elle est rattrapée par une sorte de psychose . Elle se met à éprouver angoisse et culpabilité. Durant trois mois, elle peine à sortir de chez elle et n’est plus capable de travailler. Pour changer d’air, elle trouve un poste d’experte de mode, se lance dans la photo et démarre sa propre agence de promotion. Mais rien n’y fait. Le sentiment de vide intérieur reste tenace. Elle se livre alors à une sorte de quête spirituelle. Des pratiques ésotériques au chamanisme, en passant par l’astrologie ou le bouddhisme, elle essaie tout pour faire disparaître le vide qu’elle ressent au fond d’elle-même.

Choquée par la pauvreté
En 2011, elle côtoie la pauvreté lors d’un séjour en Afrique du Sud. « Lorsque j’ai quitté les démunis, j’ai pleuré comme jamais auparavant dans ma vie ». Sous le choc, elle décide de vendre sa collection de fringues et part pour l’Inde avec un minimum d’effets personnels, mais avec un projet. Celui de rejoindre un orphelinat qui, sans qu’elle le sache, est tenu par des chrétiens. Là, elle découvre l’amour de Dieu. « J’ai été comme rattrapée par cet amour divin qui pardonne. C’est comme si je ne pouvais pas y échapper. C’était l’amour que je recherchais depuis longtemps ». Cette découverte l’encourage à donner à sa vie de meilleurs fondements. Tina est devenue chrétienne. Sa vision du monde a changé. L’image qu’elle a cultivée d’elle-même et sa façon de fuir la réalité dans des paradis éphémères se sont évaporées. Désormais, elle ne veut vivre que d’un amour et d’une liberté qui la remplissent .

Elle savoure la vie
Depuis ce jour, Tina savoure la vie. Elle n’a pas abandonné son dynamisme. Elle continue d’aimer l’aventure. « Mais Jésus est désormais mon carburant », dit-elle. Un dynamisme qu’elle utilise entre autres pour aider les gens de la rue, les sans-abri et les jeunes marginaux, dans la banlieue de Zurich, en Suisse. Elle est aussi partie à Ibiza, l’été dernier, afin d’accompagner des fêtards assommés par des excès d’alcool, de drogues ou de blessures de l’existence. En remettant les pieds dans cet univers de la fête, Tina a eu l’impression de rejoindre des personnes qui vivent sans accès à la vraie vie. « J’aimerais tellement que tous ces gens prennent conscience que Jésus peut reconstruire les relations brisées, accueillir sans jugement et rendre libres tous ceux qui placent leur confiance en lui  ! »

Thomas Hanimann

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