Tellement de clichés à la télé!

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© Alliance Presse

On apprécie de profiter de la simplicité d’une petite série télé ou d’un bon film. Cela nous éloigne du quotidien et nous permet de nous relaxer. Mais certains de ces programmes véhiculent des messages un peu «clichés». Si l’on n’y prend pas garde, ils peuvent influencer notre perception des choses. Quelques exemples.

Les comédies
Les comédies romantiques proposent au moins trois clichés. D’abord, celui de l’amour vache. Dans ce genre de films, les relations amoureuses, quoique rigolotes et inspirantes, sont compliquées et individualistes: on s’aime, mais c’est chacun pour soi. On y voit aussi des ruptures faciles. La politique du «chacun pour soi» engendre une réaction prévisible: la rupture. Souvent très brève, mais source de beaucoup de souffrances pour les personnages, elle est récurrente dans beaucoup de «films de filles». Tu peux y ajouter les conseils tordus du copain célibataire (ou non). Dans presque tous ces films, le héros ou l’héroïne a un ou une meilleure amie qui lui donne de super conseils, souvent pour l’aider à mieux planter sa relation amoureuse.

Une fausse conception de l’amour
Le problème avec l’amour vache et la rupture facile, c’est qu’ils nous laissent un a priori très bizarre sur les relations de couple… A la longue, on finit par penser qu’il n’y a rien de mal à rompre dès que ça va mal ou à se prendre la tête pour rien. Finalement, on risque de s’embarquer dans une relation amoureuse en oubliant quelques principes sains et enrichissants, comme le respect et la persévérance dans les temps difficiles que peut traverser un couple. Dommage! Dans la vraie vie, pour un choix de vie aussi décisif que celui du mariage, demande donc plutôt conseil à Dieu qu’aux comédies romantiques ou qu'à des amis pas très inspirés…

Les séries télé
Dans les séries, deux choses ressortent souvent: d’une part, la fille facile. Généralement très mignonne, elle enchaîne les conquêtes sentimentales et parfois les partenaires sexuels. D’autre part, le couple gay. Toutes les séries en ont un, c’est très tendance. Mais n’est-ce pas un peu excessif, alors qu’aux Etats-Unis 3,8% seulement de la population serait homosexuelle? Dans la fiction, les couples gays sont donc bien plus présents que dans la réalité. La faute à ce que l’on appelle le «lobby gay», qui cherche à avoir plus de visibilité qu’il n’a de place en vrai. Et cela fonctionne: les choses à l’écran apparaissent finalement «branchées», qu’il s’agisse de genres de vie ou d’idées.

Sommes-nous influencés?
Il y aurait sans doute plein d’autres stéréotypes dans les séries. Ces dernières années, les personnages féminins ont des mœurs bien plus libérées qu’avant. Mais il y a toujours une fille qui sort du lot en enchaînant les petits copains plus vite que les autres. Là encore, il y a deux extrêmes: soit on en vient à juger ces filles, et donc à nourrir de mauvaises pensées dans nos cœurs; soit on se dit que ce n’est pas grave, et alors cette attitude risque à un moment donné d’influencer nos décisions. Voilà en effet la morale de cette histoire: ce qu’on prend l’habitude de voir à l’écran nous choque de moins en moins dans la réalité, même si c’est contre nos convictions.

Par Marine Muller

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