Au bout du travail, l’Impact

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Le sais-tu?

Le titre «Infiniment grand» est né… lors d’un cours de bioéthique, durant les études de théologie qu’a suivies Sébastien. «Nous parlions de la création et nous avons visionné une vidéo qui commençait sur l’infiniment grand de l’univers pour zoomer jusque sur l’infiniment petit de nos cellules. Là, je me suis dis «Waow, Dieu est infiniment grand, nous sommes infiniment petits. Mais il a quand même décidé de donner sa vie pour nous».

Impact cartonne un peu partout en francophonie. Son leader Sébastien Corn nous parle des débuts du groupe, de ses objectifs et de ses projets.

Sébastien, comment l’aventure d’Impact a commencé?
Au départ, Impact est le groupe de louange du département jeunesse de l’Eglise Nouvelle Vie, à Montréal. Je suis arrivé comme pasteur responsable des musiciens jeunesse en 2006. J’ai senti que Dieu voulait élever un chant nouveau pour une nouvelle génération. Nous avons alors commencé à former une nouvelle génération, non pas seulement de musiciens mais d’adorateurs. Après, nous avons composé des chants en français. Dieu nous appelait à mettre des mots et des mélodies dans la bouche de francophones en fonction de leurs aspirations envers Dieu.

Ensuite, beaucoup de travail?
Oui. Je pense que le travail est indissociable de l’appel. Quand Dieu t’appelle, il te confie un projet dans les mains. Ce qui est beau, c’est que tu ne te sens jamais assez qualifié pour ça, tu as toujours besoin de dépendre de Dieu, mais il te confie quand même ce projet. Il te dit: «Travaille, donne le meilleur et moi j’accomplirai le reste.»

Un concert réussi, c’est quoi pour toi?
C’est que les gens puissent avoir expérimenté Dieu. Juste donner des concerts, cela ne m’intéresse pas.

Avec plusieurs albums, de nombreux concerts et des nominations pour des prix, l’aventure Impact doit aussi être excitante. Faut-il veiller à toujours garder le bon cap?
C’est sûr. Il faut toujours faire un check de son cœur. Suis-je en train de servir Jésus ou de me servir de Jésus? La question à se poser pour savoir si on garde un cœur humble est: suis-je prêt à servir les autres?

As-tu une astuce lorsque, dans la composition des chansons, tu es en mal d’inspiration?
La composition c’est 20% d’inspiration et 80% de transpiration. Donc la première chose à faire c’est se mettre au travail. Même si c’est parfois douloureux.
Ensuite, il faut s’intéresser à toute forme d’art. C’est très stimulant d’aller dans un musée, voir une exposition, lire un livre. Je veux me confronter à toutes sortes d’art et d’influences pour voir ce qui m’interpelle.

Avoir de l’impact en tant que chrétien, c’est quoi pour toi?
C’est faire grandir le royaume de Dieu. Jésus a très peu parlé de l’Église mais beaucoup du royaume. A chaque fois qu’on choisit d’aimer, de conduire son Église dans la louange, etc. alors on bâtit le royaume de Dieu.

L’actualité d’Impact, c’est quoi?
On travaille sur une chanson pour les 500 ans de la Réforme qui seront célébrés lors d’un événement à la fin octobre au Zénith de Strasbourg. Toute la grande famille chrétienne y sera invitée. Et je pense que cette chanson va unir tout le monde!

Par Michael Bassin


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