Son talent la mène aux Mondiaux à Tokyo

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La foi au cœur de l’action

Xenia est chrétienne. Facile de vivre sa foi en compétition? «Facile n’est pas du tout l’adjectif que j’utiliserais», répond-elle. «Dans ces moments si forts en émotions et continuellement en équipe, on a tendance à l’oublier. Pourtant c’est elle qui nous aide et nous rend stable dans ces moments-là. Et quand plus rien ne se passe comme prévu, cette foi reste la chose qui ne change pas.»

La musique influence beaucoup les pensées de Xenia et sa manière de préparer ses matches. «J’aime écouter des chants qui me rappellent ma foi, celle avec laquelle j’ai grandi. Ça me rend calme et confiante. Ça me rappelle pourquoi je suis là et qui a permis tout ça.» Dans son équipe, une autre joueuse partage les mêmes convictions chrétiennes. «C’est encourageant de pouvoir en parler et d’avoir, dans certaines situations, des regards complices dont nous comprenons toutes les deux la signification.»

Participer à une compétition sportive au Japon avec les meilleures équipes du monde? Xenia, une Suissesse de 19 ans qui pratique le Kin-Ball, l’a fait!

Le Kin-Ball est encore méconnu, mais il attire toujours plus de motivés. Il existe même des Championnats du monde. La preuve: Xenia était à Tokyo pour jouer avec la Suisse contre le Canada, le Japon, la France et bien d’autres nations encore.

L’aventure fut magnifique. «Les émotions étaient fortes et les moments précieux. Pouvoir participer à une telle compétition, voyager pour son sport et vivre des moments intenses en équipe est unique. Je suis bien consciente que tout le monde n’a pas l’occasion de participer à de tels événements dans de telles conditions, alors j’ai essayé de profiter à 100% de chaque instant!», raconte-t-elle.

Le Kin-Ball a vu le jour au Québec il y a une trentaine d’années. Sa particularité, c’est qu’il se pratique à trois équipes simultanément. Dans ce sport, il n’y a ni but ni filet. Il faut servir l’immense ballon à l’une des deux autres équipes de façon à ce qu’elle ne puisse pas le rattraper avant qu’il touche le sol. La réception peut se faire avec toutes les parties du corps.

Xenia s’y est mise il y a cinq ans environ. Elle a intégré un club, puis a été sélectionnée en équipe nationale. Au sein de celle-ci, Xenia endosse le rôle de leader de l’un des deux groupes (appelé cellules au Kin-Ball). «C’est un honneur, mais un grand défi aussi», dit-elle. Ses tâches: «Transmettre une certaine force tranquille, connaître les stratégies sur le bout des doigts et avoir la capacité de gérer une équipe sur le terrain à n’importe quel moment.»

Xenia apprécie ce sport parce qu’il fait appel à la tête et aux muscles: «Il faut être mentalement très forte et avoir la capacité d’assimiler toutes les stratégies nécessaires. Mais il faut aussi de la force et de la puissance pour des frappes efficaces.»

Par Michael Bassin

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