Rend Collective, une joie profonde et communicative

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La rédaction de Just4U a rencontré le groupe irlandais Rend Collective en exclusivité lors de son passage en Suisse, en septembre. Gareth et Ali Gilkeson, deux des musiciens, se sont prêtés au jeu des questions.

Votre nom, Rend Collective, que signifie-t-il?
Rend est un mot en anglais qui signifie déchirer. Quand Jésus est mort sur la croix, le rideau s'est déchiré en deux. Nous croyons que nous sommes censés vivre une vie en ayant nos cœurs ouverts et en nous rendant vulnérables devant Dieu et les uns aux autres.

Dans le clip de Rescuer, vous emmenez avec vous toute l'Eglise. Est-ce que dans la réalité vous amenez l'Eglise à ceux qui n'y vont plus?
Nous essayons d'écrire des chants qui feront ressentir à n'importe quelle personne non chrétienne qu'elle est accueillie. C'est pourquoi nous aimons les chants qui sont comme des invitations destinées à l'Eglise entière, peu importe l'arrière-plan, les erreurs que tu as faites, peu importe tes problèmes, Jésus est mort en ayant les bras grands ouverts. Nous pouvons tous trouver l'espoir et une bonne nouvelle devant la croix.


Quels sont vos plus grands défis en tant que groupe de musique célèbre?
Notre plus grand défi c'est de ne pas être célèbre (rires). Plus sérieusement, nous voyageons beaucoup et donc nous sommes éloignés de nos familles ainsi que de notre Eglise locale la plupart du temps. Nous essayons au maximum de vivre la communauté et d'emmener nos familles.

Tous vos chants sont écrits par Rend Collective. Comment créez-vous un chant? Y a-t-il des compositeurs principaux?
Oui mais on ne divulguera pas les noms des compositeurs. Le nom de groupe, Rend Collective, traduit une seule entité et nous ne voulons pas que le public nous reconnaisse comme des individus, mais qu'il se souvienne de nous pour l'équipe que nous formons. Nous croyons que c'est ainsi que Jésus souhaiterait nous voir également ; non pas en célébrité individuelle mais en tant que groupe.

Que souhaiteriez-vous dire à la jeune génération?
Reste près de Jésus. A chaque fois que tu allumes ton téléphone ou ta télévision, il y a des mauvaises nouvelles, constamment. Cela peut sembler tellement facile de tourner le dos à Dieu ainsi qu'à l'Eglise quand la vie devient plus difficile. Si tu restes près de lui, il promet de rester près de toi. C'est tellement incroyable de se dire que Dieu qui dirige toutes choses veut juste être près de toi, qu'il veut te connaître et qu'il souhaite que toi tu le connaisses.


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Où trouvez-vous l'inspiration pour composer?
De manière générale, dans la Bible (rires). Nous aimons beaucoup la poésie et différents ouvrages. Le chant My Lighthouse (Mon phare) est inspiré par les phares. Parfois je pars pour faire des marches la nuit et sur ma route je vois cinq ou six phares donc au bout d'un moment, quand chaque soir tu passes devant cinq ou six phares, tu deviens tout à coup inspiré.

Quels sont vos conseils pour garder une bonne relation avec Dieu?
Notre relation avec Dieu a des hauts et des bas, parfois tu te sens distant, parfois tu te sens proche. Notre conseil, c'est que Dieu a créé l'Eglise parce qu'il essayait de nous enseigner que la foi est faite pour être vécue en communauté. Si tu peux t'entourer de personnes qui pensent comme toi, vous êtes en mission ensemble. C'est une bonne façon de maintenir le feu en vie.


Quel est votre verset de la Bible préféré et pourquoi?
Psaumes 37 verset 4, spécialement une traduction qui dit: « Cherche ta joie dans l'Eternel et il te donnera ce que ton cœur désire. » Nous, l'équipe de Rend Collective, nous sommes obsédés par la joie. Pas vraiment la joie typique des Irlandais mais plutôt une réaction qui serait à l'inverse de la négativité. C'est plus facile de ressentir des émotions négatives.
La joie n'est pas légère ni simple, c'est choisir, chercher et la trouver en Dieu. C'est la chose la plus difficile à faire, en fait, de trouver le bonheur et le contentement. C'est ce que le monde recherche sans cesse et nous oublions qu'elle est là, juste devant nous.

C'était quand la dernière fois que vous avez vu Dieu à l'action?
A Londres, nous avons joué dans un bar, The sheperd's bush. Durant toute la soirée, l'une des baristas était en larmes. Dieu lui a parlé, l'a rencontrée et elle lui a donné sa vie ce soir-là. Elle n'est pas venue dans le but d'entendre l'Evangile, elle faisait juste son job. L'action de Dieu ne peut pas être contrôlée.


Par Par Camille Christen & Maude Burkhalter maude@just4u.org

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