Une équipe qui ne joue pas pour gagner

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© Alliance Presse

Depuis quelques mois, Jérôme a découvert la place que Dieu lui réservait: entraîneur de volley. Mais il ne coache pas une équipe comme les autres, car le but n’est pas la victoire…

En 2012, Jérôme a dû choisir: jouer comme volleyeur à haut niveau ou entraîner une équipe évoluant dans un «championnat loisir», où l’on joue surtout pour le plaisir. Il a opté pour la deuxième solution. «J’avais la nette impression que Dieu m’appelait à aller vers cette équipe débutante.»

Vive les apéros!
En plus de jouer pour le plaisir, son équipe «joue pour Dieu». «Nous essayons d’être des lumières dans cet univers». Pas seulement pendant les matchs, mais aussi après. «Après les matchs que nous organisons, nous offrons des apéros, pour pouvoir faire connaissance avec l’autre équipe. Sinon, les contacts restent assez superficiels: bonjour, bien joué, au revoir». Jérôme et ses coéquipiers espèrent que leurs «adversaires» verront ainsi l’amour divin au-delà de l’amour humain.

Des liens plus étroits
Jérôme est encouragé: leurs actions ne sont pas vaines. Certaines équipes ont en effet décidé de leur rendre la pareille en organisant aussi un petit apéro après le match. «Même si nous ne nous voyons que deux fois par année, ces moments créent un lien spécial que les autres équipes n’ont pas forcément entres elles. Et parfois, une petite discussion de cinq minutes avec quelqu’un peut changer sa vie.»

Briller, tout simplement
Jérôme ne cherche pas à convertir le monde entier par la persuasion ou de grands moyens, mais simplement à briller par la force que Jésus-Christ lui donne. Cette citation de François d’Assise est un peu son mot d’ordre: «Prêchez l’Evangile en tout temps, et si nécessaire, utilisez des mots.»
C’est dans la même perspective qu’il organise son équipe: «Nous fonctionnons comme une Eglise, comme le corps du Christ. Chacun connaît sa place et son job à faire sur le terrain». Car même si l’équipe est amateur, on ne se la joue pas «touristes»: entre la préparation, les matches et les entraînements, Jérôme consacre quatre à cinq heures par semaine au volley. Mais quand on aime, on ne compte pas!

Samuel Maire

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