Je ne supporte pas mon beau-parent!

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© Alliance Presse
Des vacances inoubliables!

Les «vieux» ont au maximum cinq semaines de vacances par année! Par contre, toi, si tu es aux études, tu as la possibilité, rien qu’en été, de partir six semaines au bout du monde, de participer à des camps, de te former pour Dieu, et j’en passe. As-tu déjà pensé à écrire un bouquin? A découvrir la Norvège avec des amis? A traverser la Suisse en vélo? A devenir moniteur dans un camp? A parler de ta foi aux touristes sur la plage avec Plage Station? A te mettre à la photographie ou à la peinture? Bon, si tu préfères dormir et glander, tu peux aussi. Mais j’dis ça, j’dis rien…

De nos jours, il est devenu fréquent de se retrouver avec un beau-père ou une belle-mère dans sa famille. Comment vivre cette situation lorsque tu n’as pas eu le choix et que tu as le sentiment de devoir subir le nouveau partenaire de ton père ou ta mère?

«Il m’énerve, il m’énerve, il m’énerve!». Si c’est l’effet que te fait ton beau-père ou ta belle-mère, comment réagir? Dois-tu subir? Encaisser la relation? Faire des efforts? Ouvrir le dialogue? Le rejeter? Te remettre en question? Baisser les bras? Plusieurs étapes sont nécessaires pour une amélioration de l’épisode que tu traverses.

1. Comprendre pourquoi il te gave…
La première étape, c’est essayer de comprendre pourquoi tu es en conflit avec ton beau-parent. Que s’est-il passé? Es-tu déçu du choix de ton parent car tu penses qu’il n’est pas avec le bon ou la bonne? Es-tu jaloux parce que du jour au lendemain, la relation privilégiée que tu avais avec ton père ou ta mère n’est plus la même? Cela te manque et tu en veux à la personne qui vient faire intrusion dans votre vie? Est-ce que cette personne t’énerve, parce qu’elle vient prendre la place dans ton éducation? Est-ce que c’est sa façon de parler ou de s’habiller? Peut-être que c’est tout à la fois. Il est important de répondre à ces questions.

2. Faire le deuil
Mais lorsque tu as mis des mots sur ce qui te bloque, la deuxième étape consiste à faire le deuil: rien ne sera plus comme avant. Le passé c’est le passé. Un nouvel horizon se lève, pour reconstruire quelque chose de nouveau.

3. Communiquer
Et à ce niveau s’engage l’étape de la communication. Le conflit vient la plupart du temps de l’incompréhension ou du manque de dialogue. As-tu eu la possibilité de parler avec tes parents? De comprendre leur position? Avez-vous eu l’occasion de mettre à plat ce que chacun a sur le cœur? Je ne parle pas de balancer tout ce qu’on pense sur l’autre personne, mais d’essayer une communication constructive non violente, basée sur les attentes de chacun. En effet, nous avons souvent tendance à reprocher tout ce que nous n’aimons pas chez l’autre au lieu d’énoncer nos attentes. Par exemple: nous arrivons facilement à hurler «Je déteste quand tu parles» plutôt qu’à dire calmement «J’ai besoin que tu me parles de cette manière». Cette façon de s’exprimer est pacifique et constructive, elle permet de poser de bonnes bases, sans agressivité pour les deux parties.

4. Faire le premier pas
Le plus grand défi est de ne pas attendre que ce soit toujours les autres qui fassent le premier pas. Souvent, ce sera à toi de le faire. Cela demande du courage et de l’humilité. Agir ainsi, ce n’est pas se rabaisser, c’est surtout faire preuve de maturité et d’ouverture. La fuite n’est pas la solution, car la réconciliation et la paix à la maison sont les principaux objectifs. Au final, ton beau-parent ne sera peut-être pas ton meilleur ami, mais au moins vous arriverez à discuter de manière posée. Cela peut prendre du temps, mais l’évolution sera positive.

Par Guillaume Saehr

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