6 questions que tu te poses sur le métier de journaliste

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© Alliance Presse

Michael Bassin, 33 ans, est journaliste depuis neuf ans au Journal du Jura. Il répond aux questions que tu te poses certainement sur ce métier passionnant!

1. Devenir journaliste, c’est dur?
Si tu veux devenir journaliste en Suisse, il faut être persévérant! Première étape: te former. Michael, lui, a fait l’université en sociologie de la communication et des médias. Deuxième étape: être accepté par un média pour le stage RP de deux ans. Et enfin, trouver un «vrai» job, en sachant que le nombre de médias n’est pas illimité. En France, tu dois être retenu par l’une des quatorze écoles de journalisme, qui ont toutes des critères assez élevés.

2. Je rêve de couvrir un jour les Jeux Olympiques, est-ce possible?
Quand il était petit, Michael rêvait de devenir journaliste sportif: avoir un boulot qui te permet d’assister à des matchs de foot ou de hockey, c’est la classe, non? «Il ne faut cependant pas croire que l’on couvrira les JO ou que l’on sera reporter de guerre du jour au lendemain». Aujourd’hui, il travaille dans un quotidien régional et il s’y plaît. «Bien sûr que l’image que je me faisais du métier était un peu plus féerique que la réalité, mais je n’ai aucune désillusion, d’autant que les journalistes sportifs doivent travailler le week-end. C’est le revers de la médaille.»

3. Quels sont les meilleurs côtés du job?
«J’aime la diversité des sujets que je peux traiter: chaque jour est différent. En l’espace de quelques jours, j’ai travaillé sur l’histoire d’un tremplin de saut à ski, interviewé le maire d’une commune et visité une institution qui accueille des enfants handicapés», raconte Michael. Autre bon côté: une certaine indépendance dans le choix des thèmes et dans la façon de travailler.

4. Et les côtés moins marrants?
«Le moins bon côté? Les horaires, surtout si l’on a une famille. Beaucoup d’événements ont lieu le soir et les imprévus sont nombreux», raconte Michael. Si tu travailles pour un hebdomadaire ou un mensuel, c’est un peu différent, mais le journaliste doit intégrer l’idée que ses heures de travail sont fluctuantes. Autre défi: traiter des sujets délicats ou polémiques: «On a alors la pression, parce que l’on marche sur des œufs.»
Et puis, le métier est stressant. Mais Michael a appris à le gérer. «Au début, je me sentais débordé. Avec les années, on gagne en maturité. En tant que chrétien, je peux aussi demander de la sagesse et de l’intelligence à Dieu.»

5. Les médias, tous pourris?
Michael est conscient que les médias ont une responsabilité: «Avoir ma signature en bas d’un article, cela m’engage ». L’honnêteté est de mise. «Il est faux de croire que tous les journalistes font du sensationnalisme. Beaucoup cherchent simplement à donner des clés de compréhension du monde et à mettre le doigt sur les sujets importants », répond Michael.

6. Chrétien et journaliste, est-ce possible?
Michael est convaincu que oui. Il n’a pas eu de cas de conscience où un sujet aurait été en désaccord avec sa foi. «Je me considère comme neutre». La foi est même un atout dans ce métier: «Elle me permet de prendre du recul sur les événements.»

Jérémie Cavin

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