Sortir avec un non-chrétien: Attention, dangers!

Tu en es certain: tu as trouvé l’amour de ta vie. Le hic, c’est qu’il n’est pas chrétien. C’est vraiment grave, docteur? Témoignages.

Lorsque Cupidon fait chavirer nos cœurs, il est parfois tentant de claquer la porte à la raison. Si tous les chrétiens savent en théorie qu’il est recommandé de se mettre en couple avec une personne partageant sa foi, certains préfèrent cependant faire l’impasse sur ce conseil, finalement pas si important que cela à leurs yeux... Pourtant, ils s’engagent alors dans une voie périlleuse. Mais au fait, cela change quoi de se mettre en couple avec un non-chrétien? Témoignages.
«Lorsque j’ai choisi de me marier avec un garçon non-chrétien, on m’a mise en garde. A juste titre, même si, à l’époque, je ne le voyais pas comme ça», confie Marilyne, trente-cinq ans aujourd’hui. «Il est très difficile de persévérer dans la foi aux côtés de quelqu’un qui ne vit pas les mêmes choses que soi.»

Le sentiment d’être tiraillé
Pour un incroyant, même s’il n’est pas hostile aux choses spirituelles, il peut être en effet difficile de comprendre pourquoi son amoureux/se va à l’Eglise ou s’investit dans des activités chrétiennes. «Mon chéri voit comme un inconvénient que j’aille à l’Eglise, parce que je le laisse seul le dimanche matin. Il trouve que c’est du temps perdu. Mais moi, j’ai besoin de nourriture spirituelle, de pouvoir partager ma foi avec d’autres croyants», indique Jacqueline, la cinquantaine.

C’est un fait: tôt ou tard, le chrétien se retrouvera face à un conflit de loyauté entre passer du temps avec sa/son chéri(e) ou nourrir sa foi.

Manque de motivation
«Le frein ne venait pas de mon mari, j’avais moi-même du mal à me motiver!» pointe quant à elle Marilyne. Comment trouver la motivation de consacrer du temps pour Dieu, lorsque son amoureux peut profiter de son temps d’une manière apparemment plus agréable... «Cela m’énervait, d’ailleurs, car il ne me trouvait pas cohérente», ajoute Marilyn. «Je lui ai pourtant souvent répété à quel point il m’était difficile de vivre ma foi seule.»

Des horizons différents
Ne pas pouvoir prier ou lire la Bible avec son âme sœur peut être ressenti comme un manque. «C’est un domaine intime très important pour moi, alors je suis déçue de ne pas pouvoir le partager avec mon mari», regrette Jacqueline. La manière d’appréhender la vie est également différente selon qu’on croit en Dieu ou non: «Grâce à la foi, on peut relativiser certains aspects de la vie quotidienne. Un coup dur, une frustration professionnelle, la peur de l’avenir, je les vis de manière plus détendue que mon mari, qui n’a pas la même vision de l’éternité, ni la confiance que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu», relève quant à elle Célia, mariée avec un homme se réclamant du christianisme, mais ne le pratiquant pas.

Celui qui te semble bon à ton cœur devrait pouvoir t’offrir aussi cet aspect: le bonheur de marcher main dans la main en direction de Dieu. Sans cela, ton plaisir d’être en couple se révélera toujours incomplet et imparfait. Dieu souhaite que ses enfants puissent vivre leur vie de couple dans la plénitude, d’où cette recommandation…

Sandrine Roulet et Anne-Sylvie Sprenger

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