Tenues provoc’… c’est l’affaire de tous!

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3 questions à se poser face au miroir:

- Est-ce que ma tenue est adaptée à l’endroit et à la situation où je vais?
- Est-ce que ma tenue invite les autres à me respecter?
- Est-ce que ma tenue permet aux autres d’être tout autant importants que moi?

Si tu peux répondre oui à chacune, certainement que ton choix de vêtements ne cherche pas à provoquer!

A l’approche de l’été, les vêtements se raccourcissent ou s’affinent. Mais il est faux de croire que le risque de provocation ne touche que les filles. Qu’en est-il des gars? Eléments de réponse.

Être torse nu, porter un jeans serré, faire dépasser ses sous-vêtements, afficher sa descente de reins, porter un marcel ou un t-shirt bien collé, rien de tout cela n’est innocent… Quand tes habits cherchent plus à exhiber ton corps, qu’à te vêtir, ne faut-il pas se poser des questions? Être intelligent ne signifie pas forcément savoir parler, être cultivé, bien travailler ou étudier, c’est une caractéristique de notre être qui s’exprime dans chacun de nos choix. C’est notre aptitude à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances. Et si nos choix de vêtements ne cherchent qu’à nous mettre en valeur, peu importe l’effet généré, quelle est la part d’adaptation à l’autre et aux circonstances?

Comme le dit bien ce proverbe populaire: «La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.» Ce n’est pas laisser l’autre libre que de le soumettre à une provocation, car on lui impose en quelque sorte de nous remarquer.

Trouve un équivalent décent
Bien que le choix de vêtements reflète également l’appartenance à un groupe, une mode suivie et un budget, il n’est pas nécessaire de provoquer, il est toujours possible de trouver un équivalent décent correspondant au groupe, à la mode et au budget choisi.
De plus, loin de ne concerner que la personne créant une provocation, ce sujet doit tous nous responsabiliser. En effet, même si nous ne faisons pas partie de ceux qui tendent à provoquer, nous sommes de ceux qui peuvent être provoqués. Un choix nous incombe alors: allons-nous encourager nos pensées, permettre à notre regard de s’attarder, désirer, fantasmer, convoiter, en d’autres termes, faire partie du public encourageant ces provocations? Ou serons-nous de ceux qui choisissent le respect de l’autre, même malgré son comportement?

Notre attitude ne peut être la responsabilité de quelqu’un d’autre. Non, la provocation ne peut créer ce qui n’est pas déjà présent en nous. Elle ne fait que mettre en évidence ce qui existe déjà dans le cœur. Nous ne pouvons pas changer totalement l’effet réactif
qu’une provocation peut avoir sur nous, mais nous pouvons le diminuer,
en ne le laissant pas s’attarder ou se nourrir de nos pensées et discussions.


Nathalie Schmid

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