Je viens d’une famille de dix enfants

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«L’union fait la force». Cette réalité, Heidi Grosrenaud, 18 ans, la vit au quotidien puisqu’elle a grandi dans une famille de dix enfants. Sur le ton de la boutade, elle raconte: «Mon papa voulait quatre enfants et ma maman en voulait six. Au lieu de faire la moyenne, ils ont additionné!». Samuel, le frère aîné, a déjà atteint la trentaine alors que Mélodie, la petite dernière, n’a que treize ans. Entre les deux, on retrouve Aude, Aurore, Timothée, Jacques, Nicolas, Evodie, Heidi et Anaïs. Aujourd’hui, trois frères et sœurs ont déjà quitté la maison. X d’entre eux sont déjà devenus parents à leur tour.

Plus de forces que de faiblesses
Mais comment c’est, de grandir au milieu d’une telle smala? Heidi n'a pas l'impression d'avoir dû se responsabiliser plus vite qu'un autre enfant, même si elle enviait les grands et voulait leur ressembler en tous points. Sa «position» de huitième avait ses avantages et ses inconvénients: «Comme ils ont de l’expérience, mes aînés m’aidaient et me conseillaient pour grandir et être plus forte. Par contre, étant l’une des plus jeunes, je devais me taire car les plus grands avaient toujours raison.»

Pourtant, pour Heidi, vivre au sein d’une famille nombreuse comporte plus de forces que de faiblesses. D'ailleurs, elle ne conçoit pas son avenir sans enfants: «J’en voudrais quatre au minimum. Pour moi, famille rime avec nombreux! J’aimerais qu’ils vivent une bonne expérience comme la mienne». Elle insiste sur l’importance de l’unité et l’apprentissage du pardon. Et sur l’ambiance: «A la maison, nous avons toujours l’ambiance des camps. On ne s’ennuie jamais.»

Proche de sa sœur
Même si elle s’entend bien avec chacun, Heidi se sent particulièrement proche d’Anaïs, sa cadette d’un an, auprès de laquelle elle peut ouvrir son cœur et se sentir comprise. La jeune fille sait aussi qu’elle peut trouver une oreille attentive auprès de ses parents, avec lesquels elle entretient une bonne relation: «Si j’ai un problème à l’école, je peux en discuter et prier avec eux pour ce sujet », confirme-t-elle.

En effet, la foi chrétienne est un élément central dans la vie de cette famille. Elle a pris encore plus d’ampleur lorsque le papa a été atteint d’une tumeur à l’arrière de la tête. «A travers la maladie de mon papa, j’ai vu Dieu agir dans nos relations. J’ai réalisé l’importance de chaque personne dans la famille et dans ma vie» explique Heidi.

Lorsque sa sœur, infirmière au Laos, est de passage en France, la famille presque au complet se réunit également pour prier pour elle. Mais c'est surtout avec ses trois dernières sœurs qu'Heidi prend du temps pour se recueillir. Les «quatre dernières», comme on les surnomme, se retrouvent dans la chambre d'Heidi pour parler de ce qui ne va pas, pour se demander pardon et pour demander à Dieu des forces pour la semaine à venir.

Sandy Azouz
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