Ils ont vécu à contre-courant

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Au cours de l’histoire, des croyants ont vécu à contre-courant de leur temps. Martin Luther King a défendu les droits des Noirs américains, enfreignant parfois les lois. Jean Calvin a plaidé pour une religion basée sur la Bible alors que les traditions détruisaient l’Eglise. Henri Dunant, en fondant la Croix-Rouge, a pris soin non seulement des soldats de «son» camp, mais également des soldats ennemis. D’autres sont restés moins connus. En voici trois.

Une femme contre l’esclavage

Née en 1805, Angélina Grimké était la fille d’un riche propriétaire de plantation en Caroline du Sud, aux Etats-Unis. Elle grandit en voyant les esclaves de son père maltraités. Très jeune, elle s’indigne contre l’esclavage. A 13 ans, elle refuse d’appartenir à l’Eglise de ses parents et rejoint un autre type d’Eglise qui s’oppose à l’esclavage.
A cette époque, on attendait des femmes de rester discrètes, de ne pas se mêler des affaires «des hommes». Pourtant, Angélina s’exprime publiquement contre l’esclavage. Elle parle même devant une assemblée de politiciens, elle, une femme! Mais elle sait que c’est Dieu qui l’y appelle.

Le moine qui a combattu l’Eglise
Italie du Nord, 15e siècle: Jérôme Savonarole arrête ses études de médecine pour devenir moine. En lisant la Bible, il réalise que le pape et le clergé d’alors sont pécheurs. A 20 ans, il critique déjà «l’Eglise», alors dirigée par la famille des Médicis. Savonarole prêche la pureté et la foi sincère, et reproche au clergé de s’enrichir sur le dos des fidèles. Il invite les chrétiens à vivre davantage la bonté.
Soutenu par plusieurs nobles, il conduit une révolution morale dans la ville de Florence. Hélas, il devient trop sévère et y impose la morale plutôt que de laisser chacun choisir son attitude de vie. Malgré cela, ses idées ont influencé beaucoup de monde, jusqu’aux Réformateurs.


Pas de course le dimanche!
Les parents d’Eric Liddell étaient missionnaires en Chine. Eric naît en 1902. Il montre très vite de grandes capacités sportives. A côté de ses études, il s’entraîne pour la course et devient très fort au sprint.
En 1924, il est sélectionné dans l’équipe anglaise pour les Jeux Olympiques de Paris. Lorsqu’il reçoit les dates des courses, il réalise que la course du 100 mètres, celle où il était le plus fort, aura lieu un dimanche. Il annonce immédiatement ne pas vouloir courir un dimanche, à cause de sa foi chrétienne. Par ce refus, il manque sa meilleure chance de gagner!
Eric Liddell décide de s’entraîner pour des courses demandant plus d’endurance, même s’il y est moins fort. Juste avant le départ pour la course des 400 mètres, quelqu’un lui glisse un papier dans la main: «J’honorerai ceux qui m’honorent» (1 Sam. 2,30). Le signal donné, Eric court de toutes ses forces, sans regarder ses concurrents. Ce jour-là, il bat le record du monde du 400 mètres! Tu peux découvrir son histoire dans le film Chariots of Fire.

René Progin

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