Ce qu’ils reprochent à la génération précédente

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« Ils ont détruit la nature »
Sandrine, 14 ans, a un reproche clair envers les anciennes générations: elles n’ont pas suffisamment pris soin de la nature. «Ça fait trop longtemps que nous, les humains, nous polluons et détruisons la terre!». Que ce soit par le pétrole qui arrive dans la mer et pollue les plages ou par la déforestation de l’Amazonie, Sandrine est triste de voir la création de Dieu ravagée de la sorte. «Parfois, quand je vois des images à la télévision ou sur internet, j’ai envie de pleurer». A qui la faute? «Les gens du passé se sont trop concentrés sur leur propre bien-être du moment, à tel point qu’ils n’ont pas pris en compte ce qu’ils nous laissaient pour l’avenir.»

Elle se pose souvent la question de ce qui pourra être fait pour changer cela. «Je n’ai pas l’impression que les choses aient beaucoup changé ces dernières années. Ça s’empire même!». C’est pour cette raison que Sandrine veut s’engager pour défendre la nature. «Je ne suis pas sûre que nous ferons mieux à l’avenir; mais il faut des gens qui s’engagent et essaient d’apporter le changement!»



« Ils n’étaient pas assez ouverts au monde »
Diane, 19 ans, est actuellement étudiante dans une école de commerce. Croyante depuis deux ans et demi, elle est responsable d'un groupe d'étudiants chrétiens. D’un caractère aventurier, elle est reconnaissante de cette chance qui nous est donnée de pouvoir voyager, réalisant que la génération précédente n'a pas eu cette possibilité de s'ouvrir aux autres cultures et d'apprendre à les connaître davantage. «Ce qui mène aujourd'hui à certains conflits et stéréotypes qui auraient pu être évités ou amoindris», explique-t-elle. C'est d'ailleurs ce qu'elle reproche un peu à ses parents et à leur génération: lui avoir inculqué des «clichés» qu'ils avaient à propos des autres cultures.

Heureusement, les déplacements sont facilités aujourd’hui et permettent de faire de nouvelles découvertes. Et pas besoin d'aller très loin! «Le voyage constitue une ouverture extraordinaire à l'autre et à sa culture, afin de découvrir autre chose et sortir de sa zone de confort. Je ne pense pas qu'il faille de grands projets ou concepts, mais que l'ouverture réside dans des choses plutôt simples: être curieux, humble et savoir accepter les différences.»
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« L’homme est devenu une machine »
Jan-Joris, 19 ans, étudiant en physique, reproche à la génération de ses parents d’avoir trop mis l’accent sur le progrès, l’avancée et l’efficacité, au détriment de l’être humain. «On nous demande d’être constamment hyper efficaces, en allant toujours plus loin et toujours plus vite. On a perdu beaucoup d’humanité envers les travailleurs. Et c’est une des raisons pour lesquelles il y a autant de licenciements». Il trouve que l’humain est traité comme un «moyen» d’aller plus vite et qu’il serait temps de reconsidérer son importance ainsi que de réapprendre à «prendre le temps de faire les choses».

Le problème, c’est que la machine a pris la place de l’homme: «Quand on s’est rendu compte de la grande efficacité de la machine, on a voulu que l’homme le devienne à son tour, en lui demandant de faire tout plus vite et mieux. Et si l’employé n’est pas assez efficace, une cinquantaine de personnes attendent d’être embauchées à sa place.»

«On se crève à la tâche»
S’il pouvait changer quelque chose, ce serait la volonté des entreprises de gagner le plus possible avec le moins de moyens possibles. Jan-Joris regrette en effet que les employés rentrent souvent chez eux complètement anéantis d’avoir «bossé comme des fous» pour que le patron réussisse à avoir des prix plus avantageux. Il aimerait que les entreprises décident de vendre leurs produits plus chers afin que les employés ne «se crèvent pas à la tâche» mais se sentent bien dans leur travail.

Même si Jan-Joris remet en question les agissements de la génération qui le précède, il ne reproche rien directement à ses parents. Au contraire, il est reconnaissant pour l’éducation qu’ils lui ont donnée. Il compte reprendre les mêmes principes pour éduquer ses propres enfants.



« Nous nous sommes éloignés des valeurs »
Alexandre, 19 ans, actuellement en apprentissage de constructeur métallique, reproche à la génération précédente d’avoir ouvert la porte à un siècle immoral: liberté sexuelle, féminisme, etc. Il fait également remarquer que la société actuelle encourage la consommation et l’enrichissement personnel. «Nous récoltons les fruits de ce laisser-aller, de ce que la société a semé.»

Besoin d’une nouvelle hygiène de vie
Alexandre pense que si certaines valeurs étaient remises à l’honneur, cela réparerait ce qui a été cassé et cela éviterait à beaucoup de personnes de souffrir. «Si cette société enseignait de vraies valeurs, ce serait merveilleux». Parce qu’à trop vouloir rechercher son «kiff», on s’éloigne peu à peu de la morale. Les valeurs représentent pour Alexandre une hygiène de vie, une ligne directrice ou plus simplement une éducation.

Cette perte a aussi éloigné la société de ce que la Bible nous enseigne. Car pour lui, la Bible pose les fondements essentiels pour l’homme: l’honnêteté, la sagesse, la morale humaine ainsi que le respect des autres.

Selon Alexandre, il est accessible à tout le monde d’engendrer un changement positif. En mettant les principes bibliques en pratique, nous pouvons être une lumière pour les autres, «leur montrer que ça marche».

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