Sauvé, mais de quoi?

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Jésus, le sacrifice parfait!

Mais pourquoi donc Jésus a-t-il dû mourir? N’y avait-il pas une autre solution? Depuis que le péché est entré dans le monde, Dieu a voulu que les hommes lui offrent des sacrifices d’animaux. La Bible explique qu’il ne peut pas y avoir de pardon des péchés si le sang ne coule pas. Les Israélites offraient donc en sacrifice des tonnes de bétail pour pouvoir s’approcher de Dieu. Le prêtre mettait la main sur la tête de l’animal qui était égorgé: c’était un symbole pour montrer qu’il transférait les péchés du peuple sur l’animal, qui était ensuite comme «puni» par Dieu. Mais la Bible nous dit aussi que tous ces sacrifices ne suffisaient pas à obtenir un vrai salut: ils annonçaient le sacrifice parfait qui allait être offert. Il fallait que ce soit un homme (et non pas des animaux) qui «ramasse» la colère de Dieu. Et cet homme devait être parfait. Seule solution: Jésus, Fils de Dieu, qui est mort et dont le sang a coulé.
Ce sacrifice parfait a été accepté par Dieu. Si son sacrifice avait été insuffisant, Dieu l’aurait laissé pourrir dans le tombeau. Mais le fait que Dieu ait ressuscité Jésus prouve qu’il a accepté ce sacrifice si précieux. C’est ce que nous fêtons à Pâques. Voilà pourquoi les sacrifices d’animaux ne sont plus nécessaires et voilà pourquoi Jésus est appelé parfois «l’agneau de Dieu». Et le fait que Jésus soit ressuscité nous assure aussi que tous ceux qui croient en lui ressusciteront aussi à la fin des temps et entreront dans le paradis.  

«Tu sais, moi je suis chrétien, j’ai été sauvé en croyant en Jésus». Peut-être as-tu déjà témoigné de ta foi de cette façon. Peut-être aussi que ton interlocuteur t’a répondu: «T’es sauvé? Tant mieux pour toi, mais de quoi?». Ah ben ça, c’est une bonne question! Découvre sur ce site les autres articles de notre dossier.

Dieu est en colère
Pour y répondre, il faut commencer par une mauvaise nouvelle: Dieu est en colère contre chaque être humain. «Certes, Dieu nous a créés et il nous aime. Mais depuis la Chute, c’est-à-dire la désobéissance d’Adam et Eve, il y a une rébellion de l’homme contre Dieu», explique le pasteur Régis Berdoulat. En d’autres termes, chaque être humain préfère vivre sa vie pour lui-même plutôt que pour Dieu, ce qui se manifeste soit par de l’indifférence, soit par une vraie révolte contre Dieu. Tu es donc séparé de lui en tous les cas, comme si un gigantesque mur infranchissable était dressé entre toi et lui. De ton côté du mur, tous commettent forcément des péchés de temps à autre. Or il en suffit d’un seul pour que tu sois coupable et que le mur reste à jamais indestructible.

Un paratonnerre a détourné la foudre de nous !
Etre sauvé, c’est donc être épargné par cette colère. C’est être gracié, déclaré non-coupable. Comment est-ce possible? C’est là que Jésus entre en scène: «Dieu a fait tomber sur lui la colère qui nous était destinée», souligne Régis Berdoulat. Voilà pourquoi Jésus, sur la croix, a crié qu’il était abandonné de son père. Sa souffrance psychologique était atroce: il était en train de recevoir la colère que nous méritions. Il a fait office de «paratonnerre», en détournant la foudre de nous. Ceux qui prennent conscience de leur péché et qui reconnaissent que Jésus a «ramassé» la colère qu’ils méritaient, ceux-là sont sauvés.

Epargnés de l’enfer
Mais qu’est-ce que ça me change si Dieu est en colère contre moi? Il agit comme un père qui voit son enfant désobéir: il le punit. La punition que Dieu a prévue, c’est l’enfer. «Dans ce lieu, toutes les bonnes choses dont nous pouvons profiter sur cette terre auront disparu», rappelle Régis Berdoulat: les relations humaines et l’amour, le soleil et la pluie, les bons moments, les loisirs, la joie et la paix, etc. «Il ne restera que l’orgueil, l’égoïsme, la vanité et la violence. Et ceux qui y seront vivront éternellement sous la colère Dieu.»

Direction le paradis
Tu vois donc qu’être sauvé, cela va bien au-delà de t’être fait des copains chrétiens, de prendre quelques bonnes résolutions dans ta vie et de pouvoir compter sur Jésus dans les moments difficiles. Tu as été sauvé de la pire catastrophe qui puisse exister. En tant que chrétien, tu iras au paradis et tu vivras l’inverse complet de l’enfer. Là, tu verras continuellement Dieu, qui te regardera avec amour et qui trouvera son plaisir en toi, remarque Régis Berdoulat.

Annonce cette bonne nouvelle!
Deux conséquences pour nous. La première, c’est que nous pouvons être reconnaissants à Dieu qu’il ait frappé Jésus-Christ de la colère que nous méritions en raison de notre rébellion, pour nous éviter de telles horreurs. Deuxièmement, avons-nous une envie redoublée d’annoncer ce message de l’Evangile à ceux que nous côtoyons et qui sont pour l’instant toujours sous la colère de Dieu?

Par Jérémie Cavin

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