Fais le point sur tes relations!

image: Fais le point sur tes relations!
© Alliance Presse

Tu as parfois l’impression de passer ton temps à répondre aux attentes des autres? Tu te sens mal à l’aise au milieu de certains de tes amis? Le temps est peut-être venu de «faire le tri» et de remettre certaines priorités. Découvre sur ce site les autres articles de notre dossier «Un bilan de tes relations».

Comment bien choisir ses amis?

Tu sens que certaines amitiés ne sont pas très saines, mais tu ne sais pas comment y voir clair? Voici trois questions à te poser.

Me rend-il heureux ou me déprime-t-il?
Me sape-t-il le moral chaque fois que je le vois? Ou m’encourage-t-il à persévérer malgré les difficultés, avec un regard bienveillant? Tu peux notamment être attentif à trois catégories de personnes, même si c’est un peu caricatural.
L’arrogant: Il est fier et convaincu que ce qu’il fait est toujours mieux que les autres. Il a besoin de te rabaisser pour se valoriser, ce qui peut le pousser à l’avoir toujours ouverte sans te laisser en placer une.
Le contrôlant: Il cherche toujours à te contrôler, et c’est étouffant!
L’agresseur: Des colères et des meurtrissures refoulées font de lui quelqu’un de dangereux. Ne te prends pas pour un sauveur à croire que tu pourras le changer tout seul, il a besoin de Dieu.

Me prend-il trop de temps?
Se plaint-il souvent de ne pas me voir autant qu’il le voudrait alors que je lui consacre du temps plusieurs fois par semaine? Est-ce que sa vie tourne autour de moi et qu’il est presque dépendant de moi? En caricacurant, on peut dire qu’un tel comportement possessif caractérise trois types de personnes.
La victime: Il dit que les autres ne s’occupent pas assez de lui et se plaint constamment. Toi non plus, tu n’en feras jamais assez pour lui. A ne pas confondre avec celui qui a vraiment souffert et qui recherche la guérison et la paix de Dieu.
Le négatif: Pas besoin de le décrire, il voit en noir même ce qui est rose…
Le blâmeur: Tout ce qui ne va pas dans sa vie est forcément «de ta faute».

A-t-il une bonne influence sur moi?
Quand je suis en sa compagnie, est-ce que je me sens en paix avec mes actions et mes paroles? Suis-je inspiré par sa façon de faire en étant réellement qui je suis? Ou est-ce que je me force à être un autre et à faire des choses stupides pour lui plaire et me sentir accepté?
L’addict: Il est accro à une substance ou à un comportement négatif. Il a besoin de personnes courageuses pour lui dire la vérité sur sa vie et non de celles qui encourageront ses habitudes.
Le ragoteur: Il prend un malin plaisir à parler de tout le monde, plutôt en mal et surtout quand ils ne sont pas là. Dès le moment où tu lui tourneras le dos, ce sera peut-être ton tour…


Virer ou mettre des limites?

Une fois que tu as identifié les amis qui risquent de te tirer vers le bas, une question se pose: dois-je vraiment rompre les contacts avec eux ou y a-t-il une solution intermédiaire?

1. Ecoute ton cœur!
N’hésite pas à écouter Dieu dans la prière. Sous son regard, tu apprendras à être plus libre. Cela te rendra plus sûr pour prendre des décisions fermes. Tu as le droit de mettre des distances avec des personnes «toxiques».

2. Ancre-toi dans la Bible!
«Cherche la paix et poursuis-la» (Ps. 34,24). Tu ne peux pas forcer quelqu’un à être en paix s’il ne le souhaite pas. Par contre, tu peux choisir de fréquenter d’autres personnes. En apprenant à connaître les enseignements de Dieu et les limites qu’il te met pour te protéger, tu restes sous son aile et tu es à l’abri.

3. Continue à prier!
Prépare ton cœur à avoir un autre regard sur cet ami quand tu le reverras, sans tomber sous son emprise, ni sous la colère. Dieu change notre perception et nous fait voir avec les yeux de son coeur. Tu pourras également parler plus calmement des choses qui t’ont fait du mal dans son comportement, sans le rejeter entièrement. Et peut-être que tu pourras lui accorder un peu plus de temps au fur et à mesure de son cheminement.

4. Parfois, des limites suffisent
Il n’est pas forcément nécessaire de «virer» un ami «toxique». Parfois, mettre des limites suffit. Par exemple, avec la victime qui te prend trop de temps, décider de ne pas lui accorder plus de
2 heures par semaine, histoire de ne pas te sentir étouffé. Ou, avec l’addict, passer du temps avec lui, mais pas dans des contextes où il risquerait de t’influencer négativement (le soir dans un bar ou devant un écran, par exemple). Sois ferme. Jésus nous dit: «Que votre oui soit oui, et que votre non soit non» (Matt. 5,37). N’entre pas dans le chantage et ne te force pas par pitié ou besoin de plaire et d’être aimé. Tu l’es déjà par Dieu.

Nadège Leuba

Je m'abonne à Just 4U | Achat au N° | Autres articles de ce N°