Ils témoignent de leur vie de prière

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Evelyne et Timothée ne vivent pas la prière de la même manière. Portraits croisés. Découvre sur ce site les autres articles de notre dossier consacré à la prière.

« Je prie surtout quand j’ai besoin de Dieu »

Timothée (16 ans) traverse une période relativement difficile de sa vie. Il a grandi dans une famille chrétienne, mais les défis de l’adolescence rendent son chemin de foi périlleux. S’il a du mal à se centrer sur Dieu, ce n’est pourtant pas l’envie qui manque.
Pour Timothée, la prière est un moyen de s’exprimer. Il sait qu’il peut parler avec Dieu facilement et sans être jugé. « Quand on ressent la présence de Dieu en nous, ça fait du bien de prier. »
Pourtant, il avoue qu’il ne prie pas beaucoup : « Je prie surtout quand j’ai besoin de quelque chose. Et une fois que j’ai eu ce que je voulais, je ne pense plus à remercier Dieu. Je pense hélas que je ne suis pas le seul dans ce cas-là. »

Des doutes
Timothée se sent loin de Dieu, il a énormément de doutes à son sujet et ne se sent pas digne de lui : « Je sais que je fais trop de choses contraires à Dieu ». Il est même tenté de croire que lorsqu’il prie, il n’est pas réellement entendu par Dieu et que Dieu ne veut pas son bonheur, notamment lorsqu’il ne répond pas à ses attentes. Mais il sait que cette croyance est probablement fausse.
Et en prenant du recul, il prend conscience que Dieu a quand même exaucé pas mal de ses prières. Il y a quelques mois par exemple, Timothée a prié pour sa place d’apprentissage, pour pouvoir être pris là où il voulait. « Maintenant je travaille exactement là où j’espérais ». Il réalise donc qu’il a souvent eu ce dont il avait besoin : « Je suppose que Dieu sait ce qui est bon pour moi ou non. »


Une vie de prière active

Pour Evelyne (20 ans), la prière est un mode de vie, une habitude. C’est comme si elle avait un ami constamment avec elle. Elle considère donc comme normal de parler à Dieu, de lui dire ce qu’elle pense. Elle lui pose même des questions, y compris pour lui demander ce qu’il a sur le cœur et ce qu’il veut. Pour elle, l’important n’est pas le nombre de prières que l’on fait, ou la façon dont on s’y prend, mais de rester en contact avec Dieu. « Plus on prie et passe du temps avec lui, plus on est proche de lui ! »

« Je ne peux pas blâmer Dieu »
Elle sait qu’elle est entendue, car elle connaît Dieu. Elle sait que c’est dans la nature de Dieu d’aimer, d’être omniprésent et d’être à son écoute. « Je crois qu’il tient ses promesses et répond toujours à mes prières, pas forcément vite, pas forcément comme je veux, mais toujours le mieux pour moi. Il répond parfois comme on ne s’y attend pas ». Mais il arrive aussi à Evelyne de poser des questions et de ne pas attendre la réponse : « Dans ce cas-là, je ne peux pas blâmer Dieu. »
Elle confie que les fois les plus fréquentes où elle n’a pas reçu de réponse, c’est lorsqu’elle a prié pour des guérisons. « Mais je pense que c’est plus parce que l’on n’y croit pas, que parce que Dieu ne veut pas répondre. »

Une bonne idée
Evelyne s’est fait un petit coin dans sa chambre où elle a mis des listes de sujets de prières, des versets qui lui parlent ou des images. « Je vais toujours là-bas quand je cherche la présence de Dieu et que je veux me confier à lui parce que je suis triste, ou quand je veux lui demander quelque chose. »

Propos recueillis par Gaëlle Monayron

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