9 bons fruits à cultiver

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La Bible nous parle de fruits très particuliers, ceux de l’Esprit. Qui sont-ils, quel rapport avec ta vie? Réponses vitaminées.

Jésus a dit qu’on reconnaît un arbre à ses fruits: si l’arbre est bon, le fruit est bon, s’il est mauvais, le fruit est mauvais (Mat. 12, 33). C’est quoi ces fruits de l’Esprit? Ils sont décrits dans le Nouveau Testament comme les «conséquences» ou «produits» de la relation avec Dieu. Dans la seconde lettre de Pierre (1, 8), l’auteur parle même de «qualités» à développer pour toujours mieux connaître Dieu. C’est aussi le laisser manifester son caractère, sa nature, en nous. Si tu me suis bien, porter les fruits de l’Esprit de Dieu, c’est donc dépendre de Lui et avoir son Esprit en nous.

Selon certains linguistes, le mot grec utilisé pour désigner les fruits dont parle le Nouveau Testament est karpos. Ce mot pourrait être au singulier pour traiter de l’amour et en dépeindre divers facettes… en clair cela voudrait dire que les fruits de l’Esprit, ce sont des aspects de l’amour. On retrouve donc en premier l’amour, puis la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, et la maitrise de soi (Galates 5, 22-23). Sans que l’on s’en rende compte, ces fruits déterminent notre conduite. Voici quelques éclaircissements.

L’amour
Dans Romains 13, la Bible dit que l’amour est l’accomplissement de la Loi de Dieu. D’ailleurs, c’est le commandement premier de Jésus: «Il faut que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. Si vous vous aimez les uns les autres, alors tous sauront que vous êtes mes disciples» (Jean 13).

Si on regarde 1 Corinthiens 13, l’amour implique plus que le sentiment amoureux avec lequel on peut être familier dans notre société. Pour ne pas tout citer, évoquons tout de même que «l’amour n’est pas envieux, ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. Il fait confiance, espère, persévère».

La joie
C’est un sentiment de vif bonheur. La Bible dit que la joie vient de Dieu. On retrouve cette idée dans plusieurs passages, comme par exemple Habacuc 3, 18: «J’exulterai de joie à cause du Dieu qui me sauve», ou encore Philippiens 4, 4: «Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous», et 1 Thessaloniciens 5, 16: «Soyez toujours dans la joie».
En plus d’être une conséquence de la présence de Dieu, la joie permet de surmonter les difficultés.

La paix
C’est une conséquence de la prière de reconnaissance, qui consiste à dire merci à Dieu pour ce qu’il fait pour nous, en toutes circonstances. Il s’agit donc d’un contentement intérieur donné par Dieu.
La véritable paix, c’est aussi la réconciliation. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de griefs entre Dieu et nous quand nous sommes en Christ. Dans Romains 5 et Ephésiens 2, on peut lire que c’est le sacrifice de Jésus qui nous réconcilie avec Dieu et donc nous donne cette paix.

La patience ou persévérance
Le mot change selon les traductions. La patience, ou persévérance, c’est ce qui permet au chrétien de faire face aux difficultés sans abandonner dans la foi. Cela va donc de pair avec les épreuves et l’endurance permettant de les surmonter. Romains 5 dit que «la détresse produit la patience, la patience produit la résistance à l’épreuve et la résistance l’espérance». Ce fruit de l’Esprit permet donc d’augmenter la foi. «Si vous endurez la souffrance tout en ayant fait le bien, c’est là un privilège devant Dieu», dit 1 Pierre 20. Cela consiste aussi à supporter les offenses sans y répondre.

L’amabilité
Synonyme de gentillesse, de bienveillance et de prévenance, l’amabilité c’est aussi traiter son prochain (ennemi inclus!) comme on aimerait qu’il nous traite.
En réalité, c’est encore plus que cela. C’est aussi: faire du bien à celui qui te hait, appeler la bénédiction divine sur ceux qui te maudissent, tendre ta joue droite si on frappe ta joue gauche… (Luc 6, 27) On pourrait aussi parler de dépassement de soi.

La bonté
C’est la bonté de Dieu qui nous accorde le salut ou encore qui pourvoit à nos besoins. Jésus dit même que «personne n’est bon, à part Dieu seul». Ce fruit de l’Esprit est donc par excellence la qualité de Dieu. Pour nous, il s’agit d’aspirer à être bon comme Dieu l’est pour nous. C’est la bonté qui est vainqueur sur le mal (Romains 12, 21).

La fidélité
La fidélité, c’est rester ferme dans une décision. Tu le sais sûrement, lors d’un mariage les époux se promettent fidélité: leur engagement est une image de la relation que nous, l’Eglise, devons avoir avec Dieu. La fidélité implique donc la persévérance, un autre fruit de l’Esprit.
La Bible répète souvent que Dieu est fidèle dans ses promesses: il avait annoncé la venue du Messie, il avait promis à Israël le pays de Canaan, etc. L’accomplissement des promesses, c’est la fidélité. Dans le même sens, notre mission de chrétien est de tenir bon sur le chemin. Ce fruit est donc un des éléments de la réussite du cheminement que nous faisons avec Dieu.

La douceur
La douceur est une puissance persuasive, qui éloigne et apaise la colère. D’ailleurs, en Proverbe 25, une «langue douce peut briser un os». Avis aux plus coquettes et coquets: la Bible dit qu’un esprit doux et paisible est d’une beauté impérissable (1 Pierre 3). On parle de beauté intérieure, bien sûr.

La maîtrise de soi
Tu peux comparer cela au contrôle des émotions. La maitrise de soi est synonyme de tempérance et de sagesse. Etre tempéré, c’est prendre soin de modérer ses propos notamment. Par exemple, se retenir de dire des grossièretés quand on est en colère après quelque chose. D’après Proverbe 16: «Le héros véritable est celui qui vainc sa colère.»

Tu l’auras compris, les fruits de l’Esprit ne sont pas que des bienfaits spirituels qui nous permettent d’être mieux dans notre peau une fois que nous avons accepté Jésus dans notre cœur. C’est aussi une ligne de conduite pour obéir à Dieu. «Mon fruit est plus précieux que l’or, oui, même que l’or le plus fin», nous dit Proverbe 8, 19. Un fruit qu’il faut cultiver! L’obéissance à Dieu permet le développement et la fructification d’aspects de son caractère dans nos vies. Un effet papillon du tonnerre, tu ne crois pas?

Marine Muller

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