Ne reste pas sur un échec!

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Un flop peut déboucher sur un top. Bien connu pour ses BD, Alain Auderset multiplie aussi les dates avec ses spectacles d’humour. Pourtant, tout avait commencé par un échec dans ce domaine… Mais il a su rebondir!

Entre Alain Auderset et l’humour, c’est une vieille histoire. A l’école déjà il ne manquait pas de faire rigoler ses potes. «J’aime l’humour, c’est une manière d’apprendre des choses en se marrant. Alors je me disais: pourquoi n’y a-t-il pas de chrétiens qui font des spectacles?», raconte l’artiste suisse. A cette question, une petite pensée lui dit un jour: «Eh bien, fais-le!»

Dans un premier temps, Alain ne s’imagine pas monter sur scène. Amuser la galerie dans son atelier ou à l’Eglise, oui. Pas plus. Mais cette idée continue à le travailler. Et voilà qu’il reçoit un téléphone du sud de la France. L’organisateur d’un festival l’invite à présenter un one man show… «Ça ressemblait à un sacré clin d’œil de Dieu!», se souvient Alain, qui accepte de jouer deux mois plus tard.

Avant d’aller en France, Alain teste ses gags autour de lui. «Les gens ne riaient pas, mais ils me disaient que c’était bien. J’aurais dû me méfier.» Car au festival en question, les spectateurs paient pour rire. Le jour-J, Alain flippe. Il ne se sent pas prêt. Et ce qui devait arriver arriva. Silence. Pas de rires. «C’était un cauchemar éveillé.»
Alain est dépité. Quelques jours plus tard, il retente sa chance. Face à un public chrétien cette fois-ci. Mais rebelote, personne ne rigole. Il repart cassé.

Alain dialogue alors avec Dieu. «Je lui ai dit qu’on avait certainement dû se planter. Et j’imaginais qu’il allait me dire d’arrêter de faire des spectacles et de continuer à dessiner des BD…» Mais les choses ne se passent pas ainsi. Une seule pensée reste imprimée dans son cœur. «Si je t’ai demandé de faire quelque chose, c’est que tu en es capable.»

Travailler et s’entourer
Alors, Alain ne lâche pas. Il reprend tout depuis le début. Il retravaille ses textes, les améliore et s’entoure d’amis prêts à lui donner des idées et des conseils francs. Une démarche couronnée de succès puisque, lors du spectacle suivant, les gens se marrent. «Je me suis alors dit que j’avais bien fait de ne pas abandonner. Mais j’ai aussi compris qu’il faut commencer petit, y aller pas à pas, et qu’un spectacle s’améliore de fois en fois.»

Entre son premier test -«le spectacle de la honte» comme il l’appelle- et aujourd’hui, Alain a effectué un sacré chemin. «Ce n’est pas parce qu’on s’est planté une fois qu’on a tout fait faux. Le succès n’est pas toujours immédiat, même si c’est un appel de Dieu. C’est comme lorsqu’on plante un arbre, il faut du temps pour voir les fruits pousser.»

Ce premier spectacle qui n’a pas fonctionné au début a ensuite été joué des dizaines de fois en Suisse, en France, en Belgique et au Québec, puis il est sorti en DVD. Aujourd’hui, Alain Auderset en présente même un nouveau: «Le papa show».

Par Michael Bassin

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